FAQ

En savoir plus sur le fonctionnement de nos projets et l’énergie citoyenne

Le solaire photovoltaïque en revente totale

Modèle économique

Il s’agit du modèle utilisé jusqu’à ce jour par Cévennes durables, dans ses 5 derniers projets.

Toute l’énergie produite par la centrale est réinjectée sur le réseau public. Cette méthode permet, sous certaines conditions, de bénéficier d’un tarif de revente imposé par l’organisme régulateur, le Commission de Régulation de l’Electricité (CRE). Ce tarif est acquis sur une période de 20 ans.

Le solaire photovoltaïque en autoconsommation individuelle

Modèle économique

L’onduleur alimente les équipements de la maison.

  • Si les capteurs ne produisent pas assez d’énergie (p. ex. la nuit), le complément est soutiré au réseau public via le compteur de consommation.
  • Si les capteurs produisent plus d’énergie que nécessaire, l’excédent est injecté sur le réseau via le compteur d’injection.

L’énergie excédentaire est revendue au réseau à un tarif peu intéressant. L’objectif est donc de dimensionner la centrale au plus près des besoins de l’utilisateur. Pour un ménage de 4 personnes, une centrale de 3 kWc (soit environ 20 m2 de panneaux) est généralement suffisante hors chauffage électrique.

Une petite centrale de 3 Kwc, soit 20 m2 de panneaux, vous coûtera environ 10 000 € TTC et compensera votre facture annuelle de consommation à hauteur de 550 € (mars 2022). Sachant que la durée de vie des panneaux dépasse largement 30 ans, vous êtes gagnant !

Le solaire photovoltaïque en autonomie

Modèle économique

Si la centrale produit un excédent d’énergie, le régulateur l’utilisera pour charger la batterie d’accumulateurs.

Le courant continu peut alimenter directement certains équipements tels que des ampoules.

L’onduleur alimente les équipements de la maison ne pouvant pas être alimentés en courant continu comme un lave-linge.

On prévoit généralement un groupe électrogène pour le cas où les capteurs produisent trop peu ou pas du tout et la batterie est déchargée.

Il faut prévoir, pour un ménage de 4 personnes, une centrale d’environ 6 kWc. C’est une installation coûteuse, notamment à cause de la présence de la batterie d’accumulateurs.

Bilan carbone des panneaux photovoltaïques

Retombées économiques locales

Quelles retombées économiques pour des projets citoyens d’énergies renouvelables ?

Selon une analyse statistique de terrain menée par Energie Partagée, les projets citoyens d’énergie renouvelable permettent de maximiser les retombées directes et indirectes locales pour un territoire. Par « retombées », on entend les revenus de l’investissement, des emplois et prestations liées, de la fiscalité et du versement de loyers. Les retombées sont calculées depuis le développement jusqu’à la fin de l’exploitation de l’installation. Elles bénéficient aux collectivités, aux citoyens et aux entreprises locales. Par « locales », on entend le département de localisation du projet et les départements limitrophes.

La démarche de production d’énergie citoyenne par Cévennes durables ne peut pas être décolérée de la volonté de limiter nos impacts environnementaux et de devenir moins dépendants des énergies (fossiles, notamment). Ainsi, face à l’urgence climatique,« la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas ! » 

Pour valoriser pleinement le potentiel d’économies d’énergie, il convient de combiner efficacité et sobriété énergétique.

L’efficacité énergétique consiste à réduire la consommation d’énergie des équipements, sans que l’utilisateur ait à modifier ses pratiques. Par exemple, en améliorant l’isolation thermique des bâtiments, la régulation des systèmes de chauffage ou l’aérodynamisme des véhicules.

Mais, à cause de « l’effet rebond », l’impact de l’efficacité énergétique peut être plus faible que prévu (par exemple, la moindre consommation électrique des écrans est neutralisée par l’augmentation de leur taille). Le gain généré par l’efficacité énergétique est souvent compensé par une évolution des besoins qui se traduit malheureusement souvent par une hausse de la consommation.

La sobriété énergétique consiste à réduire ses besoins en modifiant ses habitudes et ses pratiques.

Par exemple, en limitant la température de son logement à 19 °C, en se déplaçant moins loin ou moins souvent, ou en séchant la lessive à l’extérieur plutôt que dans un sèche-linge.

Selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la sobriété peut être définie comme « l’ensemble de mesures et de pratiques quotidiennes qui permettent d’éviter la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau tout en assurant le bien-être de tous les êtres humains, dans les limites de la planète ».

La sobriété énergétique peut se mettre en œuvre selon différents champs d’application, c’est ainsi qu’elle est conceptualisée par l’association NégaWatt:

  • la sobriété dimensionnelle : lors d’un choix d’achat ou d’investissement, privilégier un équipement adapté à ses besoins, (ex. : préférer un logement de faible surface, utiliser un véhicule adapté à la charge et au nombre de passagers) ;
  • la sobriété collaborative : en mutualisant les usages des espaces, des biens, etc. (ex. : covoiturage, autopartage, colocation, prêt de matériel entre voisins).
  • la sobriété d’usage : en gérant raisonnablement l’utilisation des appareils et des biens (ex. : écoconduite, précautions d’emploi pour limiter la casse et l’usure prématurée des biens, régulation du chauffage) ;
  • la sobriété organisationnelle : en structurant différemment dans l’espace et le temps les activités (ex. : promotion du télétravail, aménagement du territoire, mise à disposition de transports en commun) ;
  • la sobriété matérielle : en diminuant la consommation de biens et de produits matériels (ex. : réduction du taux d’équipements, limitation des emballages). Ces mêmes biens nécessitent en effet indirectement de l’énergie pour être conçus, assemblés, transportés, etc. On parle alors d’énergie indirecte, ou d’énergie grise.

La sobriété énergétique repose donc avant tout sur une adaptation intelligente des habitudes (modération) plutôt que sur la privation !

La sobriété énergétique s’applique au regard d’un cadre constitué par les limites environnementales : des stocks épuisables (ressources disponibles, notamment en énergies fossiles) et des seuils à ne pas dépasser (émissions de gaz à effet de serre, pollution, etc.).

Concrètement, de nombreuses voies d’action concrètes sont possible !

  • Baisser le chauffage d’un degré . Régler son chauffe eau à 55°
  • Eviter ou limiter la clim !!!
  • Utiliser des thermostats programmables
  • Eteindre completement les appareils non utilisés, supprimer les veilles prolongées
  • Utiliser d’avantage la lumière naturelle durant la journée
  • Pour les transports : utiliser le covoiturage, les transports doux, collectifs

Un outil pour mesurer et suivre sa consommation : https://www.info.gouv.fr/actualite/calculez-votre-empreinte-carbone

  • Réduire les périodes nocturnes de l’éclairage public
  • Rénovation -Isolation des bâtiments publics
  • Mise en place de réseaux-chaleur (photovoltaïque ou bois )
  • Développement des transports en commun
  • Végétalisation des centres villes ….
  • association Negawatt : https://www.negawatt.org (et notamment le Scenario-negaWatt-2022)
  • ECLR (Energie citoyenne en Languedoc-Roussillon) : ec-lr.org (et notamment Agir pour son territoire et Ressources)
  • Ademe (Agence de l’environnement et la maitrise de l’énergie) : www.ademe.fr (et notamment les onglets Particuliers et Collectivités)
  • ACTEE (Action des collectivités territoriales pour l’efficacité énergétique )
  • RARE (Réseau des agences régionales de l’environnement et de l’Energie)
  • Ainsi que de nombreuses structures locales
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